« Petrichor ou l’odeur de la terre mouillée » de Frédéric Soulier

Nouvelle réaliste


Petrichor ou l’odeur de la terre mouillée est la première nouvelle issue du recueil Nouvelles d’ici-bas de Frédéric Soulier. L’auteur commence fort avec ce récit et nous plonge dans une ambiance dure, sombre et sanglante qu’on retrouvera dans ses autres nouvelles.

Déjà, notons le titre. Il est aussi poétique que la nouvelle est dure. J’aime beaucoup ce contraste.

Très bien, mais de quoi parle t-elle cette nouvelle ? C’est en pleine campagne qui l’auteur nous fait voyager, chez des gens d’apparence normale. Une femme et son fils viennent rendent visitent aux grand-parents. Ils s’occupent d’un de leur petit-fils. Une de leur fille a disparu du jour au lendemain, laissant plus tard son enfant entre les mains de ses parents. Ça ne vous rappelle pas un fait divers ? Je n’en dis pas plus pour éviter le spoil ! Si ça vous intrigue, lisez cette histoire !

Le style est fluide et plaisant. Il permet de se plonger dans l’intrigue. J’ai trouvé la première partie un peu longue, du fait du manque d’action. Elle aurait très bien convenu à un roman, mais pour moi, une nouvelle doit aller à l’essentiel. Cela ne m’a pas empêché de poursuivre ma lecture, dans l’attente justement d’un élément déclencheur.

La seconde partie m’a semblé plus intéressante, c’est là que l’action débarque ! J’y ai vraiment vu un mélange de fait divers pour un cocktail très sombre. La fin m’a semblé un peu attendue, j’aurais aimé être davantage surprise, mais elle clôt cependant très bien la nouvelle.

Si ce récit m’a marqué, la deuxième nouvelle, L’huissier de justice, les vautours et le cabriolet s’est vraiment imprimée pour un bon moment dans mon crâne ! Je vous en parle dans une prochaine chronique !

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Marie Tinet Écrit par :

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