« Croqueur de vies » de Marine Gautier

Nouvelle fantastique

Marine Gautier est une romancière et nouvelliste que je connais bien via la sphère internet. J’ai très envie de (re)lire sa prochaine parution, le 5 janvier, chez Alter Real : Le collectionneur. Je l’ai beaucoup lu via les forums d’écriture et j’aime continuer à la lire via le circuit plus traditionnel de l’édition. Ce qui est sûr, c’est que je vais continuer à suivre cette auteure de près !

Résumé

Lorsqu’il rencontre Aby, Victor laisse la passion guider son cœur sans penser aux conséquences. Le réveil s’avère difficile et le jeune artiste doit payer le prix de son imprudence. Il ne lui reste plus que vingt-quatre heures avant de faire face au mal qui le ronge. Et vous, que feriez-vous si c’était votre dernière journée à vivre ?

Mon avis

Comme dans le reste de son oeuvre, les lignes de Marine Gautier sont fluides. Aucune difficulté de lecture, le récit se laisse lire. C’est agréable. J’ai aimé le fait que le personnage soit un artiste. La beauté de mots de l’auteure et la personnalité du personnage sont en parfaite harmonie. Cela crée un certain réalisme que j’ai vraiment apprécié. J’ai cru à cette histoire. 

Il contempla les premières lueurs qui se levaient sur l’océan. Il avait tellement admiré l’horizon devant son chevalet, un pinceau dans une main, une palette dans l’autre. La beauté du paysage était à couper le souffle, tant et si bien qu’il oubliait même parfois de coucher les couleurs sur la toile, les yeux perdus dans l’aurore.

Par contre, j’ai eu parfois du mal à me sentir dans la peau du personnage. J’ai eu la sensation que les émotions auraient pu être bien plus vives, peut-être en les décrivant avec plus d’intensité afin de mieux les faire ressentir au lecteur.

Intrigué, Victor accepta et se faufila dans un couloir qui débouchait sur une cour intérieur à couper le souffle.

Peut-être aurait-il fallut plus de place à ce peintre et à son histoire… L’auteure a selon moi besoin d’espace pour s’exprimer, besoin de décrire, besoin de développer sa magie des mots sur la longueur. 

Son temps s’écoulait bien trop vite.

Cette citation résume bien à la fois l’intrigue et le style de l’auteure pour moi. Le format novella aurait été parfait pour cette intrigue. Un format à l’unité également, car cette histoire étant disponible dans l’anthologie Vampires, j’ai trouvé la fin spoliée. Dommage. Mais qui sait, Marine Gautier nous surprendra peut-être en nous proposant cette nouvelle sous un autre jour ? En tout cas, je trouve que ce récit a du potentiel, bien qu’il m’ait moins marqué que d’autres textes de l’auteure. Je pense notamment à l’univers de La disparition des Aériéls que j’ai  très envie de relire d’ailleurs !

Je ne peux pas m’empêcher de terminer cette chronique avec une petite citation qui m’a bien fait sourire : 

Dans quelques heures, lorsque la maladie commencerait à se manifester, il n’aurait cure d’un croissant mal cuit ou d’une chocolatine avariée.

La guerre chocolatine versus pain au chocolat n’est pas terminée !

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Marie Tinet Écrit par :

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